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| Le commandant GOETSCHY en 1917 ou 1918. Source : archives familiales. |
Né le 9 janvier 1885 à Montluçon dans l'Allier.
Cheveux châtain foncé, yeux gris, 1,66m.
Engagé volontaire pour 4 ans le 8 octobre 1906 à Montluçon, il est soldat de 2e classe le dit jour au 92e régiment d’infanterie.
Sergent le 21 juillet 1907, il passe le 19 octobre 1907 le
concours d’entrée à l’école spéciale
militaire de Saint-Cyr ou il est reçu comme major d’entrée.
Il fait partie de la 91eme promotion dite « Promotion du
centenaire de l’école » (1906-1909).
A sa sortie le 1er octobre 1908, il est nommé sous-lieutenant au 30e BCA.
Le 1er octobre 1910, il est nommé lieutenant.
D'août 1914 à mars 1915 il est lieutenant de la 6e compagnie du 30e BCA.
Le 5 octobre 1914, il est cité à l’ordre du groupe de chasseurs alpins des Vosges : « A par son habileté et son sang-froid largement contribué au succès du groupe du 30e Chasseurs au combat de Gunsbach (19 août) en arrêtant net par ses mitrailleuses l’offensive allemande sur Munster. »
Nommé capitaine le 22 mars 1915, il passe au 12e BCA le 4 avril 1915.
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| En 1915 : capitaine au 30e BCA Source : archives familiales. |
Deuxième citation à l’ordre de la XIIe armée, le 4 septembre 1915 : « Commandant une compagnie de mitrailleuses de brigade a organisé de la façon la plus efficace le tir des mitrailleuses dans son secteur. Pendant les opérations du 20 juillet au 8 août s’est rendu à plus de vingt reprises au plus fort de l’action à travers des feux de barrage des plus violents sur la ligne de feu pour contrôler le tir des pièces, reconstituer le personnel, effectuer des reconnaissances, établir des liaisons, et guider des renforts, à fait preuve de la plus belle intrépidité ».
Nommé chef de bataillon le 22 août 1916, il prend le commandement du 14e BCA.
Le 13 septembre 1916, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur, avec le texte suivant : « Officier d’une bravoure et d’une énergie exceptionnelle, c’est distingué en maintes circonstances depuis le début de la guerre. le 21 juillet a pris vigoureusement le commandement d’un bataillon dont la plupart des officiers venaient d’être mis hors combat et a dirigé avec un rare mépris du danger l’organisation des positions conquises. A préparé en même temps avec une compétence remarquable une base d’attaque contre une nouvelle position ennemie. Déjà cité à l’ordre de l’armée. »
Dans le cadre de la 2e bataille de la Marne, il décéde le 18 juillet 1918 « à l’est de Monnes (Oise)(sic : Monnes est située dans l’Aisne) » de suites de « Blessures de guerre », « inhumé à la sortie Est de Saint-Quentin (Aisne) ». D’après la transcription de son acte de décès figurant dans son dossier de Légion d’honneur (cote : LH/1163/9), dressé le 15 août 1918 par le Médecin aide major de 2e Classe du 14eme BCA Louis Boulva et en présence du chasseur de 2e Classe Jean Colomines du 14eme BCA, témoin.
Voici un article paru dans le journal « le diable au cor » n° 51 du 25 octobre 1918 (Extrait du site http://pages14-18.mesdiscussions.net/, recherches effectuées par le pseudo denis33.) Le
commandant GŒSCHY
« Trop souvent hélas, notre
division a la douleur d’enregistrer la perte de ses chefs
d’unité. Le nom vénéré du commandant
Gœschy, un des plus anciens officiers de la division, vient
s’ajouter à cette liste funèbre et glorieuse,
élargissant l’auréole des héroïques
exemples et fortifiant dans notre mémoire le souvenir des
valeureux chefs disparus.
Le commandant Gœschy est l’exemple
parfait de l’homme qui s’est formé lui-même et qui,
sans aucun soutien, est arrivé au grade supérieur par
son intelligence et son travail.
Né en 1885, d’origine
alsacienne, il entre tout jeune au lycée de Nancy comme
boursier. Il prépare quelques années plus tard son
entrée à Polytechnique, mais il est malade avant le
concours. L’année suivante, il travaille pour Saint-Cyr, il
y entre avec le n° 1 et en sort en 1906 dans les premiers rangs.
C’est comme sous-lieutenant au 30e B.C.P. qu’il commence sa
carrière militaire. Tout de suite, la mitrailleuse l’intéresse
et il prend comme lieutenant le commandement de la section du
bataillon.
Pendant l’offensive de la Somme, le 20 juillet 1916, le commandant L’Eleu, du 14e bataillon, est mortellement frappé, et le capitaine Renaud blessé. En pleine attaque, le capitaine Gœschy prend le commandement et, en tête du bataillon conduit les chasseurs sur leurs objectifs. A l’attaque du 16 août, le commandant Boutle, successeur du commandant L’Eleu, est tué à son poste de combat. Le capitaine Gœschy reprend le commandement et, avec un sang-froid extraordinaire, conduit toute l’attaque. Il reçoit son quatrième galon le 25 août, à l’âge de 32 ans, et le 25 septembre, il conduit le 14e B.C.A. au Mont-Saint-Quentin. Son courage hors pair le fait décorer de la légion d’honneur avec une magnifique citation.
En juin 1918 le 14e B.C.A. occupe un secteur sur l’Ourcq. Le 8, il attaque les positions ennemies, les enlève et les maintient.Toujours sur la ligne de feu, le commandant Gœschy continue à donner le plus bel exemple de bravoure C’est là qu’il reçoit l’ordre de la contre-offensive qui marque le commencement du recul allemand.
Le 18, à 4 heures du matin, il part à l’assaut avec les premières vagues, dirigeant personnellement les fractions. Après une progression de 5 kilomètres, le 14e B.C.A. se heurte à une vive résistance ; une série de mitrailleuses qui bat le terrain découvert, l’immobilise un instant. Le commandant Gœschy, sans hésitation, se porte en avant pour se rendre compte. Une mitrailleuse ennemie le suit, sans que son calme extraordinaire l’abandonne. Les chasseurs lui crient de se coucher, il continue à observer. Mais deux balles l’atteignent une à la tête, l’autre au cœur. Il tombe devant son bataillon, face à l’ennemi…La douleur du bataillon est immense, la colère la surpasse peut-être. On peut dire que, depuis, le commandant Gœschy a été journellement vengé. Mais son bataillon, auquel il a su inculquer la meilleure discipline et le plus bel esprit de sacrifice, ne le considéra comme véritablement vengé que le jour où l’écrasement de l’Allemand amènera cette victoire finale à laquelle le commandant Gœschy s’était donné tout entier. ».
"Le 14e B.C.A. est commandé par le commandant Goetchy, très jeune et brillant officier. Dans un bond, il s'empare de Dammard et de la ferme de Monthoury ; sans s'arrêter sur le 1er objectif, il continue sa progression sur Monnes.
Les chars qui ont pu le rejoindre
s'embourbent dans le terrain marécageux du ruisseau. Alors
seul, le bataillon enlève le village, y fait 60 prisonniers,
s'empare de 4 pièces de 77, mais, s'avançant ensuite
dans un terrain découvert, criblé de balles de
mitrailleuses, il subit des pertes élevées et est
obligé de s'arrêter aux environs du chemin
Cointicourt-Macony. Le commandant Goetschy veut rendre compte
lui-même de la position des mitrailleuses qui gênent la
progression de son bataillon et se porte en avant. Un de ses
chasseurs lui crie : "n'allez pas par là, c'est trop
dangereux", "Il le faut, c'est mon devoir" répond
le commandant. Il est 9 heures, on s'inquiète, plus de
nouvelles du commandant Goetchy... Tard dans la nuit, on le retrouve
dans les blés, mort, le cou troué d'une balle."
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| La fiche de "Mort pour la France" du commandant GOETSCHY. |
Décorations :
- Chevalier de la Légion d’honneur le 4 août 1916.
- Croix de guerre avec deux palmes et une étoile de bronze.
- « Médaille en argent petit module avec ruban de l’ordre de Stanislas qui lui a été conférée par l’empereur de Russie » le 1er septembre 1909.