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| A gauche, le fanion du 14e BCA pendant la Grande guerre, à droite, celui qui a fit la campagne du Maroc (1912-1914) |
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| 1915 : au milieu des pins des Vosges le général de Maud'huy décore le fanion d'une compagnie du 14eme BCA. |
Au déclenchement des hostilités, le 14eme BCA est en opérations au Maroc, ou il a été envoyé le 16 octobre 1912.
Il est alors immédiatement rapatrié sur l'Alsace.
Août – décembre 1914 : L’Alsace, les Vosges, la Somme, les Flandres
Du 18 au 25 août, il combat dans la vallée de la Bruche en Alsace.
Le 26 août il est dirigé sur Raon-l’étape. A la cote de Répy, la 4eme compagnie du capitaine Latrabe est cernée par un bataillon allemand. Pendant plus de 6 heures elle résiste à tous les assauts et, contre-attaquant, elle parvient à se dégager à la nuit. Entre temps le capitaine Latrabe avait enterré le fanion de la compagnie pour qu’il ne tombe pas aux mains de l’ennemi. En mars 1915, suite au recul allemand, il put retourner chercher le fanion et le retrouva intact !
Du 29 au 10 septembre, combats au village de Nompatelize, 3 fois repris par le bataillon.
Octobre 1914 : la Somme.
Après la victoire de la Marne, le bataillon est envoyé dans la Somme.
Le 8 octobre 1914, à Maucourt, il repousse l’assaut Allemand, ce qui lui vaut une citation à l’ordre de l’Armée.
Novembre 1914 : les Flandres.
Extrait de l’historique du 14eme BCA : « Ceux qui ont vécu ces journées terribles ne peuvent se rappeler ces paysages d’épouvante sans un frisson d’angoisse. Dans la boue gluante, presque liquide, par un froid extrêmement vif, il a fallu tenir coûte que coûte dans un plaine ravagée, défoncée par les tirs incessants de l’artillerie ennemie. »
Défense de la cote 60 à l’est de la ville d’Ypres. 2 terribles attaques sont repoussées par le bataillon le 14 et le 17 novembre.
« Nos pertes sont très lourdes, la journée dans cet enfer a été déprimante, mais ceux qui restent debout sont d’une trempe et d’une énergie que rien ne peut abattre. Tous ceux qui sont encore capables de tenir un fusil ouvrent le feu ; les hommes arrachés de leur place par les obus n’ont qu’un soucis : revenir à leur poste, trouver une arme et combattre. »
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| La guerre a commencé, cette section de mitrailleurs du 14eme BCA à l'instruction s'entraîne sur des mitrailleuses factices reproduisant la Saint-Etienne modèle 1907. |
Il passe l’hiver dans le secteur de la tête de Faux et du col du bonhomme.
« Toute grande opération de guerre est impossible dans cette région pendant de longs mois de froid rigoureux où la neige tombe en grande abondance et rend très difficile les communications. Il faut donc s’organiser et créer des systèmes défensifs pour parer aux surprises. Après avoir été des combattants d’élite, les Chasseurs deviennent des travailleurs acharnés. »
Du 21 au 25 février, attaque allemande dans la vallée de la Fecht. Les 1ere et 6eme compagnie résistent jusqu’à leurs dernières cartouches, enfermées dans le château de Stosswihr.
Juillet 1915 : attaque du Lingekopf. Du 20 au 27 juillet l’offensive permet de prendre le sommet de la montagne au prix de très lourdes pertes. Cela vaut au bataillon sa première citation à l’ordre de l’armée.
Le 1er septembre 1915, le bataillon repousse l’attaque allemande sur le Linge menée avec obus à gaz et liquide enflammé…
Il passe l’hiver 1915-1916 dans les Vosges à vivre et travailler dans la neige, la boue et le froid, sous les bombardements des minnenwerfer.
En avril et mai 1916 il défend et organise le secteur du Braunkopf.
En juin 1916, il est envoyé au camp d’Arches et rattaché à la 47eme DI.
Du 12 au 20 juillet 1916 il est engagé sur la Somme et lancé à l’assaut des tranchées de la Ferme rouge et de la Pestilence, au sud de Maurepas. Il atteint tous ses objectifs et obtient une citation à l’ordre du corps d’armée.
Les 16 et 18 août le bataillon se livre à 2 nouvelles attaques.Le 20 septembre, il est à Cléry. Le 25 il participe à une grande opération et attaque en direction de Mont-Saint-Quentin, les objectifs sont atteints au prix de très lourdes pertes. Le bataillon obtient sa deuxième citation à l’ordre de l’Armée.
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| Avril 1917, la "section électrique" de la compagnie de mitrailleuses du 14eme BCA. |
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| Un groupe de télégraphistes du bataillon |
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| Le pantalon et la cape de ce chasseur ont désormais pris la célèbre teinte bleu horizon. | Ce sergent porte lui aussi le pantalon bleu horizon mais la vareuse reste similaire à celle portée avant l'entrée en guerre (sauf les marques de grades réduits). Il est décoré de la Croix de guerre avec deux "clous" et la médaille coloniale avec agrafe "Maroc", il s'agit donc probablement d'un "ancien" du bataillon. | Vers 1918, ce chasseur de première classe porte la fourragère aux couleurs de la Médaille militaire. Il porte sur son bras gauche 4 chevrons d'ancienneté et orne sa poitrine de deux rappels de décoration. |
| Chefs de corps | |
| du 02/08/1914 au 08/09/1914 | Chef de bataillon MARTY |
| Chef de bataillon JUSTIN | |
| du 21/09/1914 au 22/03/1916 | Chef de bataillon DE SEGUIN DE REYNIES |
| du 23/03/1916 au 20/07/1916 | Chef de bataillon L'ELEU (tué à l'ennemi) |
| Capitaine GOETSCHY | |
| du 31/07/1916 au 16/08/1916 | Chef de bataillon BOUTLE (tué à l'ennemi) |
| du 17/08/1916 au 18/07/1918 | Chef de bataillon GOETSCHY (tué à l'ennemi) |
| Capitaine VICHIER-GUERRE | |
| août 1918 | Chef de bataillon DE LAVERGNE (tué à l'ennemi) |
| 1918 | Capitaine VICHIER-GUERRE |
| du 21/08/1918-armistice | Chef de bataillon HUMBEL |