![]() |
| Le commandant HUBERT DE CASTEX en tenue de chef de bataillon du 24eme BCA (1916-1917) Il est intéressant de noter sur ce cliché
que la photo a été
retouchée par un photographe après sa mort afin de
faire figurer la rosette d’officier de la Légion d’honneur
et les palmes supplémentaires sur sa Croix de guerre. |
Né le 4 février 1875 à Nice (Alpes-Maritimes).
Cheveux blonds, yeux bleus, taille d’1,80m.
Il s’engage volontairement pour 3 ans à la mairie du 9e arrondissement de Paris le 26 octobre 1894 pour intégrer l’école spéciale militaire de Saint-Cyr. Il en sort 19e sur 587 élèves le 1er octobre 1896.
Il est alors nommé sous-lieutenant au 24e bataillon alpin de chasseurs à pied.
Il passe lieutenant le 1er octobre 1898.
Le 4 juillet 1907 il est blessé accidentellement au pied droit par une balle de mitrailleuse tirée par la section qu'il commande.
Il reste 15 ans au sein du 24e BCA, puis demande le 11 mars 1911 un congé sans solde de 3 ans. Il est nommé le 30 mars 1911 capitaine au 17e régiment d’infanterie.
Il interrompt son congé de longue durée en mai 1913 et intègre le 14e BCA comme capitaine.
Il participe à la campagne du Maroc avec le
bataillon du 2 au 24 mai 1914.
A la déclaration de guerre, il est en congé de convalescence (suite à sa campagne marocaine ?) mais reprend aussitôt le commandement de sa compagnie au sein du 14e BCA. Il est blessé grièvement au bras gauche au combat du 27 août 1914, probablement au bois de Répy. En effet, le 14e BCA se bat depuis le 18 août dans ce secteur de la vallée de la Brûche en Alsace et y mène des combats très violents jusqu’au 30 août.
En janvier 1915, encore mal guéri, il rejoint le front à l’état-major de la brigade et organise successivement sur place 2 secteurs très différents et dangereux « avec un activité et une intelligence de tout premier ordre » (texte de sa 1ere citation à l’ordre de l’armé).
Il est nommé chef de bataillon à titre temporaire le 23 juillet 1916 au 247e régiment d’infanterie (mais détaché à la 99e brigade d’infanterie le 30 juillet 1916). Son activité lui vaut une nouvelle citation à l’ordre de l’armée le 25 août 1916 : « Officier d’état-major extrêmement actif et brave, qui pendant le séjour de la brigade à Froideterre du 30 juin au 12 juillet 1916, a montré le plus absolu mépris du danger en faisant de jour et de nuit, sous les plus violents bombardements, ses reconnaissances extrêmement importantes. »
Ses excellents états de service lui valent de prendre finalement la tête du 24e BCA le 25 novembre 1916.
Commandant très brave et courageux, il obtient une nouvelle citation à l’ordre de l’armée le 30 juin 1917 : « a arrêté grâce à son sang froid et à ses habiles dispositions, à son courage et son action personnelle, une attaque ennemie qui avait forcé nos premières lignes. A permis ainsi au commandement de monter une contre-attaque victorieuse. ».
Nouvelle citation à l’ordre de l’armée le 13 novembre 1917 : « Officier d’élite, d’une bravoure admirable, sachant communiquer à ses chasseurs l’ardeur et l’enthousiasme qui l’animent.[…].
Il conservera le commandement du bataillon jusqu’à sa mort, survenue le 23 octobre 1917 alors qu’il est blessé mortellement à l’attaque de la Malmaison. Il décède des suites de ses blessures à l’hôpital d’évacuation n°18 de Couvrelles (Aisne).
JMO du 24e BCA du 22 octobre 1917 :« […] Avant le déclenchement de l’attaque à 4h30, le chef de bataillon de Castex était mortellement blessé à son PC […].
Les allemands déclenchèrent en même temps que notre préparation offensive, une contre-préparation d’égale violence. A l’heure d l’attaque (5h15), il faisait encore nuit ; les allemands n’étaient pas surpris ; ils avaient eu le temps de garnir leurs tranchées de la carrière des Bovettes de leurs mitrailleuses. Enfin, les pluies des jours précédents combinées avec la préparation d’artillerie, avaient mis le sol dans un tel état qu’il fut impossible aux premières vagues, arrêtées d’ailleurs par la résistance de l’ennemi, de coller au barrage roulant qui s’éloignait trop vite, de sorte que pour triompher de leurs adversaires, en arrivant sur les tranchées, nos chasseurs n’avaient d’autres ressources que leurs fusils, leurs grenades, leur indomptable volonté de vaincre. Dès le début, le chef de bataillon avait été emporté mortellement blessé. […]. »
Texte de sa 4e citation :« A été grièvement blessé le 23 octobre 1917 dans la tranchée de départ, au moment ou son bataillon s’élançait à l’assaut. Une blessure antérieur, 2 fois (sic) cité à l’ordre. ».
![]() | ![]() |
| Les fiches de "Mort pour la France" du commandant HUBERT DE CASTEX. |
|
Texte de sa citation à l’ordre du corps d’armé du 3 décembre 1917 : « Le 24e bataillon de chasseurs, sous le commandement du chef de bataillon Hubert de Castex, tombé glorieusement au cours de l’action, a combattu le 23 octobre 1917 dans des conditions particulièrement difficiles, s’accrochant au terrain avec ténacité. A repris la marche en avant le 25, malgré les pertes lourdes, a atteint ses objectifs. A réalisé sur un front de 350 m, une avance de 1000 mètres, s’est emparé de 4 lignes de tranchées. A capturé 8 mitrailleuses, 9 mortiers, 3 minemwerfer. ».
Décorations :
- Chevalier de la Légion d’honneur le 13 juillet 1915, puis officier le 23 octobre 1917.
- Croix de guerre avec 4 palmes et 1 étoile.
- Ordre russe de Stanislas « qui lui a été conféré par sa majesté l’empereur de Russie ».