32ème bataillon de marche de chasseurs alpins :
Champagne, Haute-Alsace, Verdun, Chemin-des-Dames, Flandres.

Créé le 28 février 1915 à Chambéry à partir des hommes des dépôts des 11ème, 12ème, 13ème, et 22ème BCA blessés en 1914. Sous les ordres du commandant Gerthoffer. Fait partie de la 157ème division d'infanterie d'avril 1915 à août 1916, puis de la 133ème divison d'infanterie jusqu'en novembre 1918.

Engagé pour la première fois à la ferme de Wacques dans l'Oise, le 28 septembre 1915. Le bataillon perd 3 officiers (et 12 blessés) et 300 chasseurs tués ou blessés, le 
commandant Gerthoffer tombe, pour ne plus se relever... Octobre 1915 : le bataillon est transporté en Alsace et connait la vie de tranchée.

Il quitte l'Alsace le 19 août 1916 pour rejoindre le camps d'instruction d'Arches. A la fin de septembre, le bataillon est emmené dans le secteur de Verdun. Il monte en ligne dans la nuit du 23 au 24 octobre au sud de Douaumont près de Verdun et y tient jusqu'au 30 octobre. Sa conduite admirable lui vaut d'être cité à l'ordre de la Division : "sous l'ouragan de fer, incrustés au sol, sans un mot, face à l'ennemi, les Chasseurs se tiennent admirables pendant des heures et des jours, malgré les pertes et les souffrances de toutes sortes, dans la boue liquide." Après du repos et des renforts, il est engagé le 15 novembre à Haudainville : "la 1ere et la 2eme compagnie abordent les tranchées de Halle et de Pola ; le combat s'engage à la grenade, irrésistiblement le tout est enlevé." Les pertes sont sévères mais les objectifs atteints en moins d'une heure : lors de sa relève le 19 décembre, le bataillon a 6 officiers blessés, 40 morts, 260 chasseurs blessés. Il est cité à l'ordre de la IIeme Armée.

Retour à Verdun le 14 janvier 1917 ou il tient le secteur d'Hardaumont. Il est mis en repos puis repart à la mi-mars pour préparer l'offensive du Chemin-des-Dames. Il garde le secteur de Bezonvaux, et est mis en repos dans la région de Heiltz-l'évêque. Puis il prend la relève le 24 mai 1917 dans le secteur de Cerny-en-Laonnois. Gros combat dans les tranchées prises d'assaut par les allemands le 25 avril à 7h00 du soir. Les chasseurs de défendent avec acharnement, à l'arme blanche ou en déterrant des grenades enfouies... contre-attaque des Chasseurs 24h00 plus tard, le terrain perdu est reconquit. Le 5 mai le bataillon repart à l'assaut à Courteçon en compagnie du 401eme RI et du 102eme Chasseurs, en vain : 4 officiers tués et 5 blessés, 30 chasseurs tués et 220 blessés. Les combats durent jusqu'au 7 mai, le bataillon est à nouveau cité à l'ordre de la 133eme division. Le bataillon change d'horizon : il embarque le 12 mai pour Dunkerque et intègre la 1ere Armée pour soutenir les alliées Anglais et Belges lors de leur offensive du 31 juillet dans les Flandres.

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29 juillet 1917 : deux mitrailleurs du 32eme de marche.
"Mignone cousine,
C'est aujourd'hui la veillée des armes. Je retourne au bal ce soir même [...]." Effectivement, le 32ème de marche est engagé dès le 31 juillet dans l'offensive des Flandres...

En octobre 1917 le commandant Wauthier succède au commandant Wendling. Le bataillon est en secteur vers la forêt d'Houtulst et subit et repousse les offensives allemandes jusqu'à la fin de janvier 1918. Il part en repos à Rexpoede, puis le 25 mars le bataillon débarque à Boves. Il s'installe au Plessier-Rozainvilliers et subit le 28 mars l'attaque allemande, il est sevèrement bousculé mais tient bon. Il est cité à l'odre du 36eme Corps d'Armée pour sa résistance : "Sous le commandement du chef de bataillon WAUTHIER, a pendant les opérations du 26 mars au 2 avril , opposé la résistance la plus énergique aux attaques sans cesse renouvellées de masses ennemies très supérieures, et fait preuve du plus complet esprit de sacrifice."
A partir du 11 avril 1918, le bataillon est engagé dans l'offensive des Flandres aux côtés des alliés Anglais. Sanglant combat au village de Meteren le 16 avril face au 248eme Allemand.  Puis il occupe défensivement le Mont-Noir et le col de Mispelbelle, ou il subit un bombardement incessant et les attaques de gaz ypérite. Le 15 mai il est relevé pour aller se reposer à Héricout après presque 2 mois d'efforts quasi ininterrompus.
Dès le 1er juin il repart, et le 1er juillet il reçoit l'ordre de s'enfermer dans le village de Tricot (Oise) pour le défendre coûte que coûte contre la déferlante de l'offensive allemande. Alors qu'il met le village en état de défense, l'offensive allemande faiblit, puis fini par reculer, au mois d'août le bataillon entame sa marche en avant jusqu'à la délivrance de Saint-Quentin le 1er octobre 1918. Nouvelle citation à l'ordre de la 1ere Armée : "Bataillon magnifique, doué des plus hautes vertus de la race. Engagé du 16 au 27 septembre 1918 sous le commandement du capitaine adjudant-major FONSECA, dans une série d'opérations des plus pénibles, soumis jours et nuits à un martellement incessant d'obus toxiques et d'obus de gros calibre, a mis en relief ses plus splendides qualités. Arrêté dans un premier assaut meutrier, a su, par son initiative et son élan, réduire à néant une forte contre-attaque ennemie dans un moment particulièrement critique, et triompher dans un dernier assaut de la résistance de l'adversaire, avec un élan et une ténacité remarquables".

Port de la fourragère obtenu par ordre du général Nivelle du 2 janvier 1917.



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Ce chasseur porte la fourragère verte attribuée au régiment pour ces six citations obtenues pendant la guerre. Gros plan sur les pattes de col du 32ème de marche.


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