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| Le lieutenant Belgrand commence sa carrière comme sous-officier au 24e BCA. Ici il est sergent, rengagé, titulaire d'un prix de tir. Photographie au format carte de visite, de farault à Nice, probablement vers 1905. |
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| Il accède ensuite à l'épaulette, il porte ici le grade de sous-lieutenant. |
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| Le 25 décembre 1912, il est passé lieutenant, et porte la médaille tunisienne de l'ordre du Nicham Iftikar. |
A la déclaration de guerre, il mute au 64e BCA, le bataillon de réserve du 24e BCA, et fait partie de l’état-major du bataillon, en tant qu'adjoint au chef de corps, le capitaine Rauzier.
Le 4 novembre 1914, il passe à la 9e compagnie, « dans l’intérêt du service ».
Le 12 janvier 1915, à Crouy, il est capturé avec l’ensemble de sa compagnie dans les circonstances suivantes (extrait du JMO) :
« Dès le matin du 12, avant d’avoir pu se reconnaître dans le labyrinthe de tranchées qu’il occupait depuis la veille au soir, le bataillon est l’objet d’une vive contre-attaque allemande. Cette contre-attaque, commencée dès le lever du jour par un bombardement très intense sur toutes les tranchées, est ensuite continué par l’infanterie allemande qui se présente par masses, et bien que décimée par le feu de notre artillerie et de notre infanterie, se reforme constamment, continue d’avancer, et repousse un bataillon du 276e qui occupait les tranchées allemandes conquises la veille. Le 64e se trouve alors directement engagé et tient ses positions toute la journée, jusqu’au moment, ou, par suite de disparition du 60e régt d’infie qui était à gauche, il se trouve tourné et pris à revers par l’infanterie allemande. A 16h00, après avoir essayé de contre-battre la poussée allemande avec sa compagnie de réserve, le capitaine commandant donne l’ordre de se replier par cie sur le chemin de Crouy à Vauxrot. La 8e cie, moins 1 section, et la 7e et 10e cies ont pu se replier, mais la 9e cie et une section de la 8e, trop engagées n’ont pu se retirer à temps et encerclées ont été complètement anéanties ou faites prisonnières. 1 section de la 9e cie est parvenue à se retirer.
Le bataillon se reforme derrière le talus du chemin de fer, et à 22h00 vient occuper le chemin de Crouy à la Verrerie, avec ordre de s’y maintenir coûte que coûte. »
L’historique du bataillon indique quant à lui :
« Dans la nuit du 11 au 12, il prend position sur le rebord est de la cote 132, à l’ouest de Crouy ; la brigade marocaine a pris deux lignes de tranchées et un lacis impénétrable de boyaux, ou il ne sera pas possible de se reconnaître avant le jour.
Dès la pointe du jour, une préparation formidable d’artillerie ennemie bouleverse toutes les tranchées, coupe toutes les communications ; à 7 heures, les Boches s’avancent en colonne par quatre, précédés par des hommes sans armes et levant les bras ; ces colonnes sont prises sous le feu des 75 qui font un carnage terrible et dispersent les assaillants, mais l’ennemi disposant d’importantes réserves dans les carrières souterraines de Pasly, revient toujours à la charge.
A 10h00, le régiment qui est à notre gauche cède sous la pression de l’ennemi, qui arrive au bord du plateau.
Le bataillon résiste quand même sur place, dans l’espoir de voir déboucher une contre-attaque qui le dégagera. Mais l’ennemi, qui connaît parfaitement les lieux, continue son infiltration. Ordre est donné d’abandonner la position ; le repli s’opère sous le feu des positions que l’ennemi occupe sur la gauche du bataillon, et une centaine d’hommes ne peuvent se replier avant l’encerclement de la position ; ils résistent quelques heures, mais n’ayant plus de munitions, ils sont obligés de se rendre.
Le bataillon, réduit à l’effectif de 230 hommes, reçoit la mission de tenir coûte que coûte la route Crouy - la Verrerie. L’ennemi, qui ne se doutait pas qu’il avait devant lui des effectifs aussi réduits, ne tente pas l’attaque qui lui aurait permis de prendre Soissons sans aucune difficulté. ».
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| Le lieutenant Belgrand en 1915 en captivité. |
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| 1918 : a l'issue de la guerre, il est finalement libéré des camps de prisonniers allemands. |