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| Le Chef de bataillon Bertin en 1919 au 97eme RIA. La photo est dédicacée : "Au brave ami Paul Pinat, à l'aimable "dactylo" Juliette Pinat, en bon souvenir d'un vosgien de Docelles, décembre 1919". Photo de Reutlinger à Paris. |
Le 22 juillet 1918, le régiment est transporté dans le Bois de la montagne de Reims et attaque le lendemain 23 juillet. Extrait de l’historique 14-18 du 97eme régiment d’infanterie alpine :
« Le 3eme bataillon, le soir même, se portait en avant pour continuer la lutte et arracher à l’ennemi le bois des dix-hommées. Celui-ci est séparé des bois de Commet-Reuil par une large clairière qu’il faut franchir sous les feux d’un ennemi qui se rend compte de l’importance de la position et à reçu l’ordre de nous arrêter à tous prix. Le 24, entraîné par son chef, le commandant BERTIN, le 3eme bataillon cherche à aborder le bois, mais en flèche est battu de toutes parts, il ne peut y arriver. Le 25, il reprend la lutte, s’acharne malgré les pertes, pénètre enfin la position ennemie. En dépit des fatigues, poursuit son avantage, enlève morceau par morceau, et le 26 au soir est maître de la situation. De tous côtés, fusils, mitrailleuses, cadavres allemands jonchent le sol, et, résultat plus appréciable encore, la division britannique à gauche progresse grâce à notre avance dans la vallée de l’Arde et s’établie à notre hauteur. »
Encore, dans l’offensive des Flandres, déclenchée le 14 octobre 1918 :
« Le 14eme groupe de chasseurs progresse au nord, le 15-9 au sud, quoique avec peine, mais une partie de la bourgade reste aux mains de ses défenseurs et les assaillants sont fortement séparés. Le 97 suivait en réserve, quand il reçut l’ordre de rétablir la liaison et de faire tomber la position. Le 3eme bataillon, sous les ordres du commandant BERTIN, contourne habilement Hooglede, tombe dans le flanc des défenseurs, et rétabli la situation. […].
« Des prisonniers, des canons, des mitrailleuses, dépôts considérables de matériel sont le résultat des luttes de cette journée. Le 16 à l’aube la poursuite reprend. De nouveaux obstacles se dressent : les mitrailleuses ennemies installées sur les hauteurs de Colscamps à la cote 48, à la ferme Delodder, crépitent ; l’artillerie adverse tonne, il faut enlever chacun des points d’appui. Le commandant BERTIN, toujours en tête pour diriger ses unités, tombe gravement atteint ; mais la manœuvre unie au courage permet de triompher de toutes les résistances. Chacune des positions est tout à tour enfoncée et de nombreux prisonniers restent entre les mains de l’assaillant. »