La pelisse :

Effet des plus fastueux, la pelisse n'était plus portée que par les Hussards (jusqu'en 1859) et des Guides de la garde impériale du second empire. Elle réapparaît cependant dans une coupe simplifiée en 1875 chez les officiers de cavalerie, puis son port est progressivement étendu aux officiers montés des autres armes en 1889, puis à l'ensemble du corps des officiers en 1894. En drap de même nuance que le doman (ou la tunique à partir de 1893),  bordée d'astrakan noir, la pelisse ferme sur le devant par 5 brandebourgs tressés de même couleur. Son coût élevé (rappelons que les officiers paient leur uniforme et une partie de leur équipement) est de l'ordre de deux à trois mois de solde d'un Lieutenant, ce qui la réserve aux plus fortunés. Son port est strictement réglementé : elle doit être enfilée et fermée, le port jetté sur les épaules (à la hussarde) est prohibé. Aucune marque de grade n'apparaissant sur la pelisse, elle doit toujours être portée avec le képi, pour pouvoir déterminer le grade de son porteur. Elle ne peut pas être portée en tenue de campagne. Il s'agit donc essentiellement d'une tenue de service ou de ville. Il est à noter que les officiers de Chasseurs à cheval et de Hussards portent un modèle identique de pelisse, mais en drap bleu ciel, alors que toutes les autres armes la portent en drap noir.

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Un lieutenant du 10ème bataillon de chasseurs à pied en pelisse. Photo de Franck à Saint-Dié.




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