Les bataillons de chasseurs alpins

Régiments de Génie

Le 18 septembre 2017

Organisation

Loi du 24 décembre 1888
Loi modifiant l’organisation des bataillons de chasseurs à pied
Le Sénat et la Chambre des députés ont adopté,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Art. 1er

Le chiffre normal des compagnies de chaque bataillon de chasseurs à pied, fixé à quatre par le tableau C, annexé à la loi du 25 juillet 1887, est porté à six.
Cette mesure sera immédiatement appliquée aux douze bataillons stationnés sur le territoire des quatorzième et quinzième régions.
Les autres bataillons seront successivement portés au même effectif suivant les nécessités du service et les exi­gences budgétaires.

Art. 2.

La composition de l’état-major et des compa­gnies continuera à être réglé par le tableau C précité pour les dix-huit bataillons rattachés aux corps d’armée.
Les douze bataillons plus spécialement chargés d’opé­rer dans les régions montagneuses auront un effectif complémentaire indiqué au tableau A annexé à la présente

Le ministre est autorisé, dans la limite des crédits dont il dispose, à apporter à la tenue et à l’équipement de ces derniers les modifications nécessitées par le climat des régions où ils ont à manoeuvrer.

Art. 3.

Les chefs de ces douze bataillons peuvent, pour moitié, être maintenus dans leur emploi, quand ils sont promus au grade de lieutenant-colonel.
La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l’Etat.

Fait à Paris, le 24 décembre 1888.

Par le Président de la République qui fixe l’organisation des troupes alpines, prévoit que chaque groupe alpin (Chasseurs et artillerie de montagne) sera accompagné d’un détachement du 4ème (pour le 14ème Corps d’armée) ou du 7ème régiment de Génie (pour le 15ème Corps).

Leur rôle est de servir de conseillers techniques et de spécialistes des explosifs auprès des chasseurs et des artilleurs aussi bien dans le contexte d’un conflit pour aider à leur mobilité que pour excécuter avec eux des travaux d’aménagement des vallées en temps de paix.

L’uniforme

Le Génie conserve pour toute la période la tunique à deux rangées de sept boutons du modèle 1867, bien que la tunique "ras-cul" soit également portée en tenue de travail.

La caractéristique des régiments de génie est d’avoir des pattes de collet et des pattes de parements de couleur noire. En outre, ils sont équipés d’une plaque de ceinturon portant le symbole du Génie : le casque et la cuirasse.

Une séance de
Une séance de "pétardement" par le compagnie 14/2 du 4ème Génie

Sous le commandement d’un Capitaine et de deux sergents, une séance de "pétardement" par le compagnie 14/2 du 4ème Génie : barres à mines et certainement explosifs pour se frayer un chemin dans les parois rocheuses.

Le camp du 4ème Génie au Poizat
Le camp du 4ème Génie au Poizat

Soldat du 4ème Génie
Soldat du 4ème Génie

On distingue bien sur ce soldat du 4ème Génie les pattes de parements de couleur noire et la plaque de ceinturon ornée du casque et de la cuirasse.

Caporal du 7ème Génie
Caporal du 7ème Génie

Ce caporal du 7ème Génie porte sur son bras gauche l’insigne de spécialité des pontonniers.

Excercice de construction d’un pont flottant par le 7ème régiment de Génie
Excercice de construction d'un pont flottant par le 7ème régiment de Génie

Pont flottant
Pont flottant

Un soldat de 1ère classe du 7ème régiment de Génie en tenue alpine
Un soldat de 1ère classe du 7ème régiment de Génie en tenue alpine

Photographie au format carte de visite de Miesienski à Avignon.

Pattes de col en accolade, de couleur noire et double bande rouge sur le coté du pantalon
Pattes de col en accolade, de couleur noire et double bande rouge sur le coté du pantalon

Probablement vers 1895. Pattes de col en accolade, de couleur noire et double bande rouge sur le coté du pantalon identifient l’arme du Génie. La tarte est ornée d’un eidelwess. Photographie au format carte de visite de A. Fine à Briançon.